Du moins c'est ce que laisse entendre Jeffrey Simpson, chroniqueur au Globe and Mail.
Grosso modo la thèse de Simpson est que nous sommes tous dans l'impasse parce que le Québec se paie le luxe d'un système social-démocrate dont il n'a pas les moyens et se fie à Ottawa pour combler son déficit.
La solution est, à son avis, très simple : soit le Québec revoit ses choix de société soit il accepte que pour conserver les services et les programmes sociaux dont il s'est doté au fil des ans, il lui faille augmenter les impôts.
Simpson reconnaît que le Québec se trouve devant un choix difficile : à la fois une remise en question de l'État providence social-démocrate et une hausse des impôts constituent des avenues potentiellement suicidaires pour n'importe quel gouvernement siégeant à Québec.
C'est la raison, soutient Simpson, pour laquelle le Québec a recours au "mythe du déséquilibre fiscal", mythe qui lui permet de renvoyer à un niveau où la recherche de solutions est remise en d'autres mains, et donc hors de son contrôle, un débat dans lequel il refuse de s'engager au niveau de sa société.
Est-ce aussi simple (pour ne pas dire « simpliste »)? Débat essentiel, en tout cas, s'il en est un! On peut participer à un de ces débats qui se tient présentement ici et qui porte justement sur la lecture qu’on en fait de l’article de Jeffrey Simpson.
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Autre article intéressant (et un peu rigolo compte tenu des pirouettes de Harper sur la question) sur Harper et le déséquilibre fiscal où il dit reconnaître qu'il y a bel et bien un déséqulibre fiscal …. qu'il compte régler bien entendu … dès qu'il sera au pouvoir. Mais attention! L'idée qu'il s'en fait et la raison pour laquelle il considère nécessaire de le régler sont pour le moins imagées : "There is little money to bribe Quebec, and voters in the rest of the country are turning against special privilege for Quebec (or anyone else)," scandait-il lors de sa présentation intitulée "Our Benign Dictatorship" (avec Tom Flanagan)!







